Promis, un jour je te dirai je t’aime.

Et ce jour là, il ne fera pas beau. C’est comme ça, c’est une institution dans ma vie : les bons jours se font dans la brume, et les peines scintillent sous le soleil.
Alors ce jour là, forcément, pas de ciel bleu ou alors si, justement, pour tromper la tradition, et là on pourra vraiment se dire que c’est une journée spéciale. OU que tu es spécial.
Mais de toutes façons peu importe, je ne verrais que toi, comme dans les films où il pleut mais tout le monde s’en fout parce qu’on s’aime trop et qu’on vient juste de s’en rendre compte après tellement de péripéties.
Alors pluie ou brouillard, ça n’aura aucune importance mon amour. Sauf si tu viens tout juste de te laver les cheveux et qu’ils auront un effet un peu crépu comme on a tous en cas d’humidité et de cheveux propres. Gonflé et crépu. C’est très moche.
Et il faut que tu sois beau, ce jour là. Alors promis, tu ne te laveras pas les cheveux.
Ca sera le signe entre nous, tiens. Les jours de lavage, tu sauras que le je t’aime n’est pas pour tout de suite.

Parce que ton je t’aime, je veux le soigner. Je veux qu’il brille comme un sous neuf.
Après tout, tu l’auras bien mérité. Tu l’auras attendu quoi, 30-40 ans? Et moi à peine 30 ?(oui, je continuerais de mentir sur mon âge).
Donc voilà deux patients bien impatients de se dire des choses.
Bien sûr, tu sauras que ce n’est pas mon premier « je t’aime ». Il y en a eu des wagons d’autres avant toi.
Des je t’aime d’égoïste, de barbu, d’emmerdeur (souvent lié je n’ai jamais compris pourquoi), des je t’aime distingués mais pas sincères, des je t’aime qui se sont distingués par leur courte durée de vie, des je t’aime à la con, des je t’aime de cons, des je t’aime paresseux (puisqu’il faut bien aimer quelqu’un…) des je t’aime flamboyants (vous avez vu les filles comme il est beau??) des je t’aime aberrants (t’as vu son mec comme il est moche), des je t’aime d’inattention (pardon, vous êtes?), des abrégés (JTM), des qu’on abrège (tu vas rire, je te quitte), des qui nous tienne à coeur et que quelqu’un d’autre abrège (tu vas rire, mais je te quitte), des je t’aime qui font mal (putain, comme je l’aimais), des je t’aime qu’on ne dit pas, des qu’on regrette d’avoir dit, des qu’on a oublié (ah oui c’est vrai! ohlalala…), bref, toutes sortes de je t’aime parfaitement imparfaits qui font la vie, notre vie, avant NOUS.
Je ne sais pas trop à quoi va ressembler le tien, je ne sais même pas trop à quoi tu ressembleras ce jour là (tu auras les cheveux sales), mais je sais que je vais l’adorer. Comme je t’adore.
Vas-tu y répondre? Je ne sais pas. Tout le dilemme est là d’ailleurs. On n’ose jamais le dire en premier, une histoire de honte parait-il si ce n’est pas réciproque. Surtout si on est une fille. 2000 ans de « je t’aime » masculin en first, ça ne s’oublie pas si facilement.
Mais moi tu me connais, j’emmerde ce genre de tradition, alors je te le dirais en prem’s.
T’auras pas intérêt à me griller la priorité d’ailleurs.

Je ne sais pas si tu répondras.

Et puis non.

Tu me diras juste « Il était temps ».

Bon alors, c’est quand que tu arrives dans ma vie, que je te dise « je t’aime ».

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