L’ABCD de l’égalité ne rentrera pas en maternelle.

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Ca aurait été une belle avancée. Plus de stéréotype dans les maternelles, plus de petites filles cachées dans le fond de la cour pour jouer à l’élastique loin des petits garçons qui courent partout dans l’espace qui leur est d’instinct réservé: la cour entière.
Ca aurait été une belle avancée que ces mêmes enfants se partagent le même espace. Ca aurait été une belle avancée qu’ils échangent leurs jeux: les garçons à l’élastique et les filles au ballon. Mais voilà, le gouvernement vient de faire marche arrière sur cette question de l’égalité des sexes, du moins pour les tous petits. L’ABCD de l’égalité ne verra pas le jour à la rentrée prochaine et certainement pas non plus à la rentrée suivante. Pourquoi? Parce que les ministre en charge de ce dossier, Benoît Hamon et Najat Vallaud Belckacem ont finalement cédé à la rue qui prétendait que l’égalité des sexes signait la fin des genres. Car même en France il y a encore beaucoup de monde qui ne souhaite pas que les hommes et les femmes soient réellement égaux. Beaucoup pour qui une petite fille qui passe l’aspirateur comme maman c’est trop mignon. Et qui n’ont pas trop envie de la voir bricoler comme papa. Même en 2014, non merci.
Alors cette majorité appelée autrefois « silencieuse » est pour cette fois devenue très bruyante.Les mêmes qui ne souhaitent pas le mariage pour tous (privilège hétérosexuel) ne souhaitent pas non plus l’égalité pour tous. Logique.

QU’EST CE QU’ON A FAIT AU BON DIEU: SEXISME AU BOX OFFICE

Sauf qu’il est pénible que de toutes les inégalités, celles des sexes reste encore très politiquement correct.La preuve en image avec le dernier film de Christian Clavier Qu’est ce que j’ai fait au Bon Dieu? énorme succès au Box Office, qui a fait de la lutte des clichés son cheval de bataille. Si le ton est lourdingue, les clichés faciles et grossiers (voir grotesques), il y a une volonté évidente de vaincre les préjugés  qui peuvent encore aujourd’hui se glisser dans nos rapports aux autres. Sauf un: le clichés des genres. Car si le chinois se bat avec le musulman qui lui insulte le juif, tout ce petit monde se réconcilie bien vite pour se retrouver dans le salon de beau papa pour siroter un Bourbon après le repas. Pendant que les femmes sont réunies dans la cuisine pour laver la vaisselle dans laquelle ont mangé ces héros. Et il n’y pas une, pas deux, pas trois scènes de ce genre, il y en a tout le film. Les hommes s’entretuent, se réconcilient, se bagarrent, se câline, crient, font des batailles de boules de neige, des parties de pêche, des bons restos, pendant que leurs femmes discutent d’eux dans la cuisine en faisant la vaisselle. La profondeur des rôles est également inexistante chez les personnages féminins. Des « belles et tais toi » de mère en fille (excepté Chantal Lobi). Il m’a en effet semblé qu’il était intéressant de soulever ce cliché récurrent dans un film qui combat, justement, les clichés.

QUAND NADINE MORANO SOUTENAIT L’ABCD

Quand on se penche sur toutes ces représentations millénaires, on se demande bien pourquoi notre ABCD d’égalité ne fera pas sa rentrée des classes avec les bouts de choux en septembre. Et bien grâce à une opposition qui ne veut pas en entendre parler, alors que quelques années auparavant, du temps de leur pouvoir, Nadine Morano avait déclaré qu’il était « important de lutter contre les stéréotypes dès le plus jeune âge ». Cette même Nadine Morano qui s’étouffe aujourd’hui d’un ABCD d’égalité dès la maternelle. Il faut dire que depuis elle est copine avec Copé…

Alors merci messieurs dames, grâce à vous les petites filles continueront à passer l’aspirateur comme maman, parce que c’est trop mimi.

 

 

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LA CHRONIQUE DE JUDITH (DE L’ÉTÉ) 1

 

Quand elle s’est rendu compte qu’elle pouvait coucher sans amour, ça a été un choc pour Judith. Et puis elle s’est dit chic. Parce qu’après tout, on n’est pas amoureuse tous les jours. Pourtant il faut bien que le corps exulte, comme dirait l’autre.
Bref, pas peu fière de sa première nuit d’amour sans amour, Judith s’en va en parler à ses copines. Tu penses à 32 ans c’est pas un scoop, c’est un coming –out. Elle se sentait belle, elle se sentait forte, elle ne se sentait plus. Elle fit un résumé de sa soirée à couper le souffle, tout y était : les couleurs, les odeurs et bien sûr les sons. Un peu plus, c’était orgasme collectif dans le bar. Un actrice oscarisée n’aurait pas fait mieux. Et pourtant il n’y avait pas grand chose à dire : il était beau, il sentait bon, il était outrageusement plus jeune qu’elle (au moins de quelques jours) et surtout il avait un torse sans poil et avec des muscles. Et Judith elle n’ a pas l’habitude. Elle a plutôt connu l’inverse : beaucoup de poil, et pis du gras. Les muscles, il fallait les chercher. Et qui cherche trouve. Pas toujours.
Il s’appelait S (pas Sarah) et il avait envie de la revoir. Chic. Puis plus rien. Choc. 5 jours sans plus rien. Gros choc. Car même si elle l’avait fait sans amour, elle n’aime pas bien quand on ne la rappelle pas. Question de principe. Et si elle ne souffrait pas, son égo si. Surtout que pendant des jours et des jours, avant le passage à l’acte, ils s’envoyaient des textos comme des amoureux qu’ils n’étaient pas et soudain c’est le drame. Plus rien. Et pourtant ils s’envoyaient des textos (oui oui on sait). Non mais jusqu’à 4 heures du matin parfois !(ah bon ? ah ouais!)
Alors forcément pour Judith il n’y a que 3 solutions :

  1. Les hommes sont vraiment prêts à tout pour faire l’amour sans amour avec une fille, même à se ruiner en texto pendant des jours (sauf que plus personne ne paie les textos)
  2. Son pauvre torse imberbe et musclé est en train de se décomposer sur le bord d’un chemin de Gironde au soleil et ça commence à sentir mauvais.
  3. Judith est un mauvais coup.

Et des 3 solutions, la pire pour Judith, c’est la dernière. Parce qu’être prise pour une fille facile, passe encore. Être prise pour une fille facile par un mec mort, passe encore. Mais être un mauvais coup : non !
Pourtant elle avait tort de se monter le bourrichon après s’être fait montée sur le baluchon. Car l’homme a ses raisons que la raison ignore. Et il a finit par rappeler. Enfin, par textoter (c’est gratuit). Comme ça l’air de rien : « T’es libre ce soir ? »Et puis quoi encore ! (se dit-elle à 18h). J’ai la flemme de bosser ce soir (20h). Tu passes ? (23h)

 

To be continued…

Coline Mattel: une médaillée de Bronze en or.

Le 11 février 2014 les femmes s’envoyaient en l’air à plus de 90m pour la première fois de l’histoire des Jeux Olympiques. Jusque là, d’obscures raisons de descente d’organes et de stérilité leur fermaient la porte de la compétition de saut à ski. Si elles n’ont pas encore le droit de s’envoler aussi haut que les hommes (le saut de 120m leur est encore impossible) les arguments d’un autre âge du Comité international olympique ont enfin pu être dépassés. Et pour l’occasion, une française s’est hissé à la 3ème place du podium Olympique. Pas rien. Et quand on connaît l’athlète, on se dit que ce challenge était forcément pour elle. Femme Atout fer a rencontré ce petit bout de femme qui n’a peur de rien ni de personne.

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Coline Mattel, médaillée de bronze aux JO de Sotchi à 18 ans.

Femme Atout Fer: Pourquoi les femmes ont-elles attendus 2014 pour sauter à ski aux JO?
Coline Mattel:
Pour des raisons misogynes et sexistes. Car le saut à ski était considéré comme un sport de « vrai mec ». Du coup, ils inventaient de fausses raisons médicales selon lesquelles le saut à ski rendrait les femmes stériles. Personnellement, j’aurais plus peur de sauter si j’étais un homme! Mais ce manque de reconnaissance a aussi entraîné le fait qu’il n’y avait pas assez d’athlètes féminines de haut niveau pendant de nombreuses années.Le CIO s’est servi de cet argument pour dire que le niveau n’était pas suffisant et qu’il n’y avait pas assez d’athlète pour en faire une discipline olympique. En 2010, après le refus du CIO d’inclure cette discipline aux Jeux Olympiques, des athlètes américaines et canadiennes ont porté plainte contre le comité olympique pour discrimination. Elles avaient perdu pour la raison que ce refus ne venait pas d’une raison sexiste mais bien parce qu’il n’y avait pas assez de compétitrices. C’est le chat qui se mord la queue.

Qui a tenu bon pour que le saut féminin soit enfin reconnu comme discipline olympique?
C.M:
Des athlètes américaines et canadiennes. Depuis une quinzaine d’années, un petit groupe de femmes se bat pour pouvoir sauter en compétition international.  Il faut savoir qu’en 1924 en compétition à Chamonix, les femmes sautaient déjà à ski. La discipline est autorisé depuis plusieurs années dans des compétitions nationales mais il aura fallu attendre 2006 pour qu’il y ait une épreuve féminine aux championnats du monde et 2014 pour les Jeux Olympiques!

Aujourd’hui l’équipe de France compte combien d’athlètes féminines?
C.M:
Nous sommes cinq. Deux juniors et trois athlètes de haut niveau. Aujourd’hui encore, bien sûr, avec ce retard dans la compétition nationale, le sport est moins compétitif que chez les hommes. Il y a 15 médaillables olympiques sur le circuit mondial contre le double chez les hommes.

Tu parlais des athlètes américaines et canadiennes qui se sont battues, mais en France, certaines se sont-elles battues pour que tu puisses sauter aux Jeux Olympiques aujourd’hui?
C.M:
Oui, Caroline Espiau est la pionnière de l’équipe de France (elle est âgée de 22 ans). Mon entraineur a décidé de s’occuper de cette cause car nous faisions des compétitions avec les hommes, mais il y a des différences physiques évidentes entre les hommes et les femmes donc le combat n’était pas équitable. Jacques Gaillard (cf son entraîneur) a pris l’initiative de créer cette équipe de 5 filles.

Et toi, ce manque de compétition internationale ne t’a pas fait peur? L’absence des femmes aux Jeux Olympiques par exemple ne t’as pas démotivé quand tu as commencé le saut à ski?
C.M:
Non, quand j’étais petite j’ai commencé par le ski de fond et le ski alpin. Puis, dès que j’ai essayé le saut à ski, j’ai tout arrêté tellement ça m’a plu. Dans ma tête, ce n’était pas grave qu’il n’y ait pas de circuit féminin, j’allais faire des coupes de France avec les garçons toute ma vie. J’ai commencé les compétitions à 11 ans, et à cet âge, les différences physiques entre les filles et les garçons ne se ressentent pas encore. Lorsque j’ai su qu’on ne pourrait pas sauter aux JO de Vancouver en 2010 j’avais 13 ans, j’avais donc le temps de viser d’autres olympiades.Ca ne m’a jamais posé problème, j’aimais mon sport et je voulais l’excercer, voilà tout. Même si pour une compétitrice comme moi, l’ouverture aux grandes compétitions internationales étaient grisante.

Quelle est l’ambiance avec les garçons dans l’équipe de France?
C.M:
Je n’ai jamais eu de rancoeur contre les garçons qui eux faisaient des compétitions internationales et pas moi. On se croise très peu, mais aujourd’hui encore le saut à ski masculin est beaucoup plus attractif que le saut à ski féminin. Donc lors des compétitions « mixtes », on profite de l’exposition que nous apporte les hommes. Ils attirent plus de monde et ont bien sûr plus d’expérience sur le circuit international. Cela nous permet de montrer aux gens qu’au niveau des performances, le saut à ski féminin est aussi impressionnant que le saut à ski masculin.

Dans cette discipline longtemps exclusivement masculine, ce n’est pas trop dur d’être une femme?
C.M:
Pas pour moi. Je ne me suis même jamais posé la question. Je suis arrivée au bon moment dans ce sport, au moment où les choses commençaient à évoluer. Je n’ai que 18 ans et j’ai déjà participé à des Jeux Olympiques et gagné une médaille! La confiance en moi ne m’a jamais manqué. J’ai même parfois échoué par excès de confiance. J’ai toujours fait de bons résultats sans trop me fouler. Et puis avec l’entrée des filles au niveau international le niveau s’est intensifié mais je me disais toujours « ça va passer ». Sauf que parfois ça n’est pas passé! J’ai donc compris que mon talent ne suffisait pas, il fallait que je bosse!

Tu as fait preuve d’un mental d’acier pour ces premiers Jeux Olympiques. Revenir avec une médaille de bronze c’était un objectif?
C.M: Mon objectif était d’être première! J’ai toujours été une compétitrice, à chaque compétition, je veux être la meilleure. Et j’arrive à transcender mon stress en performance. Cette saison, j’avais fait un seul podium avant de commencer les Jeux Olympique, alors que  Sara Takanashi, la japonaise dominait le classement mondial. Elle a pourtant fini derrière moi aux Jeux,à la 4ème place. Preuve que le stress est bien présent dans cette compétition. Et en ce qui me concerne, le stress me permet de me surpasser.C’est elle la concurrente la plus sérieuse. Elle est plus dangereuse que la championne Olympique Carolina Vogt.

Tu continues à suivre des études en parallèle de ta carrière sportive?
C.M:
Oui, je suis en licence Arts du Spectacle à la face de Grenoble. Je pense que je vais faire ma licence en 15 ans mais j’ai réussi à avoir un emploi du temps aménagé. Car les entrainements sont quotidiens (4à 5 heures/ jour) et l’hiver le championnat du Monde est l’objectif majeur. Surtout que nous ne sommes pas professionnelles dans le saut à ski, nos seuls revenus viennent des sponsors d’où l’important de faire de bons palmarès dans les compétitions majeurs afin d’être remarquées par les financiers. Mais ce que je gagne me permet de vivre bien et pour l’instant, j’adore ma vie!

Quels sont tes objectifs à court et moyen terme?
C.M:
Dimanche 15 juin, je suis reçue à l’Élysée, avec tous les médaillés olympiques, afin de recevoir la médaille du Chevalier de l’ordre National du Mérite. On regardera ensemble dans un salon privé le premier match de l’équipe de France de foot pour le mondial! Et pour le côté sportif, je vise la première place des prochains championnats du Monde (compétitrice on vous a dit). J’espère également que pour les prochains Jeux Olympiques de 2018 les filles pourront sauter du grand Tremplin (120m). Et il faut qu’une épreuve féminine soit ENFIN crée pour la TOURNEE des 4 Tremplins qui est LA compétition phare du saut à ski, comme les XGAMES pour le ski. Malheureusement, encore aujourd’hui, les filles n’y ont pas accès!

 

 

 

 

 

Contraception: le latex, meilleur ami de la femme.

auDécembre 2012 doit sonner comme une date maudite pour les laboratoires de pilule contraceptive de 3ème et 4ème génération. Marion Larat portait plainte alors contre le laboratoire Bayer après un AVC subi en 2006 dû à la pilule de 3ème génération. Un terrain génétique favorable, une absence de vérification préalable de la part des gynécos ont entraîné des milliers de cas similaires. Et une méfiance grandissante  des femmes face à cette pilule jusque là reine des contraceptifs en France. Symbole de la libération de la femme, les femmes veulent aujourd’hui s’en libérer. Stérilet, abstinence, retrait, pleins d’autres solutions super existantes existent pour se sortir du « tout pilule ». Petit bilan sur cette crise de la contraception où le préservatif, et avec lui la participation des hommes, semblent arriver en tête des préférences des femmes.

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Le scandale sanitaire des pilules de 3ème et 4ème génération a remis la contraception masculine au centre des discussions. Non, l’idée n’est pas de nous débarrasser des mauvaises hormones en contaminant nos hommes. Non. D’autant que la pilule masculine n’a rien de sexy. Sauf que voilà, ne plus faire l’amour pour éviter de procréer ne l’est guère plus. La technique du « retrait » retrait, pas plus existante, semble être un recours précaire pour enfant précoce.
A l’heure actuelle, peu de solutions transversales pour celles qui ne souhaitent plus mettre des alarmes sur leur portable pour penser à leur pilule. Le stérilet, peu recommandé pour les femmes aux règles abondantes (pardon messieurs pour les détails), ne semblent pas adapté au plus grand nombre. Bien sûr, il reste les pilules de 1ère et 2ème génération pour lesquels les risques d’accident thromboembolique veineux (formation d’un caillot sanguin dans les vaisseaux) sont deux fois moins élevés que pour les pilules de 3ème et 4ème génération. Voilà qui semblent rassurant. Sauf que les effets secondaires de ces pilules des années 80 sont beaucoup plus fréquents que chez leurs récentes cousines: acné, douleurs mammaires, nausées…Sympa.

Quoiqu’on décide, la solution n’est donc pas idéale. Et c’est bien ce que semble penser 1 femme sur 5 en France qui déclare avoir changé de moyen de contraception depuis le scandale de décembre 2012.
Les ventes de pilules de 3ème et de 4ème génération ont chuté de 45% en un an. Elles sont passées de 45% des ventes de pilules en 2012 à 22% en 2013! Le stérilet en cuivre a connu un bon de 47% en 2013. Et il est rassurant de constater que la contraception ne se résume plus en France à la pilule, elle qui a souvent été le symbole de la victoire du combat des femmes sur la sexualité masculine.
Le stérilet, de plus, a été longtemps contre indiqué par les gynécologues pour les femmes qui n’ont pas encore d’enfant. Alors raison sanitaire (le stérilet abîmerait les trompes) ou raison économique (un stérilet coûte 30 euros tous les 5 ans contre 30 ans tous les deux mois pour la pilule)?
Mais depuis décembre 2012, plus d’un million de femmes ont changé de contraception en arrêtant la pilule. Et la flambée supposée des avortements, utilisée par les gynécos comme pamphlet pro-pilule n’aura pas eu lieu: le nombre d’avortement n’a pas augmenté en France ces dernières années . Comme quoi, et n’en déplaise à certains gynécologues, les femmes arrivent seules à assumer leur sexualité. Mais alors: comment ont-elles fait pour arrêter la pilule sans faire exploser le nombre d’IVG? Et bien elles se sont souvenus que l’amour se faisait à deux, que les enfants aussi, et qu’elles n’étaient donc pas toutes seules dans cette galère. Elles ont donc naturellement demandé la contribution de leur homme (d’un soir ou d’une vie). Et voilà que le préservatif a fait sa réapparition dans les couples français, stables ou pas. Alors certes, beaucoup ne supportent pas la capuche en latex et restent définitivement en froid avec elle. Pour autant, admettons que la qualité est devenue bien meilleure ces dernières années. Fini le temps où elle était aussi difficile à enfiler qu’un sous pull en moere de notre enfance. Ni aussi épaisse qu’une doudoune NafNaf. Non, aujourd’hui avec ou sans, c’est bon. Bien sûr, il faut tomber sur le bon partenaire. Mais là, la science ne peut rien pour vous.
Évidemment, cette solution n’a rien d’idéale et ne peut pas vraiment être employée sur le long terme. Sauf que cette alternative a au moins le mérite de faire participer les deux partenaires à la contraception.
Et cette décision semble avoir convaincu beaucoup de couples puisque le préservatif a progressé de 3,2 points en 2013.

De son côté, Femme Atout Fer a mené l’enquête auprès des filles/femmes de son entourage et les résultats sont assez parlants: 100% des femmes interrogées entre 30 et 40 ans ne prennent pas la pilule. 50% l’ont arrêté depuis le scandale, quand l’autre moitié ne l’a jamais prises ou très peu.
Les filles entre 20 et 30 ans continuent à prendre la pilule, mais 50% d’entre elles sont passées de la pilule de 3ème génération à la pilule de 2ème génération.
Dans notre panel, 100% des femmes sont aujourd’hui préoccupées par la pilule et ne sont pas sereines vis à vis de leur contraception.

47 ans après la légalisation de la pilule en France, les femmes semblent vouloir repenser leur contraception. Et la repenser à deux. Car si le préservatif est contraignant, il l’est pour les deux partenaires. Un peu d’égalité en matière de contraception est la bienvenue. Reste à trouver une solution plus viable. Une solution qui ne sera peut-être pas parfaite, mais qui, souhaitons le, unira les gens qui s’aiment dans ce même combat.
Les contraintes de liberté semblent plus acceptables quand elles rassemblent.