Quand « Elle » nous donnait des supers tuyaux pour trouver un mari

26108846

Vous n’avez toujours pas trouvé de mari? Vous n’en pouvez plus des conseils bidons de vos copines mariées, mamans et heureuses? Ou pire encore, ceux de vos copines célibataires, résignées et alcooliques? Pas de problème, on a ressorti pour vous la presse féminine des années 50. Parmi le fleuri lège de bonnes idées pour faire un beau mariage, vous profiterez également de conseils pour bien voter, et découvrirez la belle vie qui aurait pu être la vôtre si vous aviez vécu entre 1900 de 1960. Mesdames, à vos bigoudis!

En 1900, rien d’étonnant à constater que les femmes « de bonne tenue » sont interdites dans les bars. Si cette nouvelle est de loin la plus mauvaise pour mon amie Judith (quid de nos apéros), il n’y a rien de choquant à s’imaginer que ces belles dames élégantes en robes longues étaient privées de demi au comptoir. Autant vous le dire, soit vous êtes classe, soit vous êtes cool. Et Judith, qui a choisi son camp depuis longtemps, vient de se rendre compte « qu’on devait quand même bien se faire chier en 1900 dans sa belle robe longue, en buvant de l’eau et chez soi en plus de ça ». Finalement, elle relativisera les sifflets sur son passage quand elle viendra nous rejoindre à l’apéro. CQFD.

« Elle » 1950 Courrier du coeur.
Une femme écrit au magazine car son mari la trompe, elle cherche un conseil.

Le premier réflexe de Judith est de s’étonner que cette dame n’ait pas de copine chez qui pleurnicher tout en demandant conseil (ou l’inverse). Ça ne lui serait pas venu à l’idée à elle de demander à Elle, justement, si elle doit quitter son latinos coureur de jupon (ou l’inverse). Bref, lorsque je lui apprends la réponse, elle décide définitivement de ne JAMAIS raconter ses états d’âme à un hebdomadaire féminin.
Voici la réponse du magazine :
« Votre ligne de conduite : oublier de tout coeur et vous taire. »
Judith:
« Même tes conseils sont meilleurs ».
Merci.

cropped-tc3a9lc3a9chargement.jpg

Avant 1950 : Toute femme seule payait une taxe.
Judith, stupéfaite, est en train de penser au fric que perd l’État. Parce que sans rire, me dit-elle sans rire, réunies toutes au bar lors de nos apéros sans robe longue, ça en fait du monde. Entre la TVA sur l’alcool et la taxe « femme seule », ça fait une soirée qui pourrait monter au moins à…pffff (elle reboit une gorgée de bière et n’arrive plus à compter)

En 1946, dans le « Elle » qu’elle a co-fondé, Françoise Giroud (oui oui elle-même) écrivait aux femmes qui allaient voter pour la première fois:
« Madame ne restez pas chez vous. Votez. Votre avenir et celui des vôtres en dépendent. Si les programmes politiques vous paraissent obscurs, demander à votre mari de vous expliquer. Et rien ne vous interdit, une fois que vous aurez choisi, de ne pas le suivre dans ses conclusions ».
Judith: « Françoise Giroud c’est bien celle qui était secrétaire d’état à la condition féminine sous Giscard? »
*Oui*

En 1950, en cas de divorce, le mari pouvait dilapider l’argent du couple sans en rendre compte à sa femme. Elle, par contre, n’avait pas le droit d’en toucher un centime.
Judith: Les temps ont bien changé!
*gloussements*

Jusqu’en 1960, les femmes ne pouvaient pas avoir de compte bancaire à leur nom, étant considérées comme des mineurs aux yeux de la loi. Elles étaient sous la pupille de leur père puis de leur mari.
J :
*ouvre de grands yeux*
Pupille? #pascompris

En 1950, il y avait encore en France des contrats de mariage avec des dots.
A cette époque, la femme n’est reconnu qu’au travers de son mari.

J:« Reconnue qu’au travers de son mari ou qu’aux travers de son mari »!!
*très fière d’elle*

images

LES CONSEILS DE « ELLE » EN 1950 POUR FAIRE UN BEAU MARIAGE:

1.« Ne pas se présenter en bigoudis devant votre mari »
2.« Ne pas
énoncer un avis contraire à celui de votre mari, ou alors, le faire en s’asseyant sur ses genoux pour ne pas trop donner d’importance à vos paroles. »
3.
« Une femme se doit d’être délicate »
4. « et de ne pas mettre de pain sous sa chaise ».

Judith, après avoir vérifier sous sa chaise, est à juste titres en train de se demander si Florence Foresti n’était pas une lectrice de « ELLE » en 1950…
J: « parce que quand même là c’est un sketch, obligé… Elles étaient marrantes chez Elle à l’époque! »
« Quoi? C’était sérieux?! »
* bière*.

En 1950, une femme ne se doit pas de draguer un homme, ni même de lui avouer ses sentiments.
*silence* Judith est en train de compter le nombre de fois où elle aurait été hors la loi.

Slogan des pubs de produits de beauté de 1960: « Pour ENFIN trouver un mari! »
J: *silence* (A deux doigts de me demander la marque)

D’après les psychiatres de 1950 « savoir donner » est le meilleur critère de l’évolution spirituelle d’une femme.
Judith panique, elle est radine. En fait, Judith est un homme de Neandertal.
index

Dans un roman photo de l’époque, une femme vient voir son mari sur son lieu de travail :
Le mari:
« Écoute,Je suis sur un dossier difficile. Tu veux quoi, de l’argent? Tu as encore perdu au poker? »
Judith : « Tu vois, je t’ai dit que c’était un sketch! »
*rire jaune*
*bière*
*bière*
*ctrl c*
*ctrl v*

Ah oui, dernier conseil mesdames:
5.« Pensez à essuyer vos lèvres après avoir bu ». (1962)

Vous serez bien mignonnes.

PERRINE VASQUE

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s